Mar 16

Déplacement en Russie

      Je l’ai fait savoir, je suis en Russie pour quelques jours.

     C’est pour moi la dernière occasion qui se présente de remplir mon rôle de membre de la commission de la Défense nationale, en allant évoquer, avec huit autres parlementaires, la situation en Syrie avec les autorités russes.

     C’est très intéressant de confronter les points de vue. Assurément, leur expérience avec le terrorisme tchétchène, depuis 20 ans, leur combat contre l’islamisme radical, leur lucidité face à la situation internationale donne aux Russes une expertise sur le sujet.
D’ailleurs, force est de constater que, depuis qu’ils se sont engagés en Syrie, Daech est en train de couler.

     Les Russes ont une approche globale et une volonté d’éradiquer le terrorisme de la planète. Leur motivation est simple : ils veulent avoir la paix dans leur pays et, comme l’islamisme est international, il faut le traquer partout.

     Leur message principal est, en gros, unissons-nous tous, Américains, Européens, Chinois (eh oui, car il y a des musulmans dans l’Est de la Chine, où l’islamisme couve !), voire Indiens pour mettre un coup d’arrêt définitif à l’expansion de ce mal dangereux pour la paix dans le monde.

     Nous avons eu d’autres sujets d’échanges : les relations avec l’Europe, avec la France, la crise ukrainienne, etc.

      J’en ai profité pour évoquer le problème, dramatique pour notre agriculture, de l’embargo russe. J’ai souligné que les tensions existant entre la Russie et l’Europe pénalisaient les deux parties et qu’il y avait plus d’avantages à renouer un dialogue lucide. Dans cet esprit, montrer sa bonne volonté de part et d’autre serait le bienvenu… et donc… que relâcher un peu l’embargo serait particulièrement apprécié du côté européen et particulièrement français. Et alors, oh! joie, la députée russe Elena Panina, membre de la commission des affaires économiques, qui était la députée présente pour répondre et prendre position sur les sujets commerciaux m’a répondu « qu’un adoucissement, une détente » (ce sont ses mots) seraient probablement envisagés.

     Cela m’étonnerait que les choses changent si vite, mais on peut en déduire que, du côté russe, on est prêt à évoluer.

      Vivement après les élections, que la France avance enfin sur tous ces sujets absolument majeurs pour notre avenir !

      Vous savez ce qu’il vous reste à faire le 23 avril et le 7 mai !