Category: Vidéos

Jan 26

Question d’actualité au Premier ministre et au ministre de l’agriculture

Ce mercredi, je suis intervenu au nom du groupe L.R. lors de la séance hebdomadaire des questions dites d’actualités qui sont retransmises par France 3, en direct.
J’ai choisi de poser une question sur le retard incroyable pris par le ministère de l’agriculture pour attribuer et verser les aides européennes dues aux agriculteurs.

Dans la situation extrêmement difficile dans laquelle se trouvent plongées de nombreuses fermes, ce retard est consternant et lourd de conséquences.

 Il faut savoir que ces aides, qui existent depuis  de nombreuses années, sont indispensables à la survie des exploitants, même en temps normal, en dehors de toute crise. Autant dire qu’en ce moment où la crise agricole écrase tout, elles sont vitales.

Comme vous pourrez le constater, le ministre n’a pas répondu à ma question et, une fois de plus, nous a refait le coup de l’héritage. Cela fait 5 ans que cela dure !

Il ne faut pas s’étonner que le mandat de Hollande se termine dans la débandade.

Au passage, j’ai rappelé que monsieur Macron que les médias essaient de nous imposer par un matraquage médiatique invraisemblable, a été le principal collaborateur et même l’inspirateur de monsieur Hollande. Ce qu’il essaie de nous faire oublier…

Jan 14

Loi sur le respect de l’animal en abattoir

Cette loi est passée dans la nuit du jeudi 12 janvier.
C’est un sujet que j’ai beaucoup travaillé.
Il faut en effet résoudre le problème suivant :

des vidéos diffusées sur internet par l’association L214 ont fait scandale, en montrant des images insoutenables, prises dans de petits abattoirs.

Il fallait prendre des décisions pour que ces comportements cruels pour les animaux soient définitivement éliminés de TOUS les abattoirs, du plus petit au plus grand.

J’ai été très actif (et même dur)  dans le débat, lors de l’examen du texte de loi.

Cela a fini par payer !

Nous étions trois, dont les deux vétérinaires de l’assemblée (ma consœur socialiste et moi, LR), à demander fermement l’installation obligatoire de dispositifs de vidéo-enregistrement dans les abattoirs.

Tous les autres députés voulaient « une expérimentation de la vidéosurveillance sur quelques abattoirs ». Cela sentait l’enterrement de première classe…

A force d’argumenter, à trois contre tous, nous avons convaincu nos collègues qui ont fini par voter favorablement (32 pour, 4 contre).

Je suis content de cette victoire.

Nous l’avons acquise parce que nos collègues députés ont bien senti que « nous ne faisions pas de politique », puisque nous sommes dans des camps opposés. Le bon sens et la sincérité l’ont emporté.

Grâce aux enregistrement vidéo, nous pourrons prouver abondamment, en cas d’accusations à grand spectacle que tout se passe très correctement dans nos abattoirs et qu’il ne faut pas généraliser à propos d’un cas. Et bien entendu, lorsqu’il y a une dérive inacceptable, elle pourra être décelée et sanctionnée.

Ce sera une bonne chose pour la filière de l’élevage et pour nos agriculteurs qui étaient injustement discrédités dans ces scandales.

Août 13

Communication et inaction

J’évite de n’écrire que pour  protester.

Je ne voudrais pas lasser mes lecteurs et tiens à les garder nombreux. Au passage, merci de votre fidélité !

Et pourtant, je n’ai pu m’empêcher de bondir en découvrant, hier, dans le journal, que monsieur Valls avait entrepris la très médiatique visite de la prison de Nîmes, particulièrement surpeuplée pour annoncer que des places supplémentaires allaient être construites en France.
Cela s’appelle « un coup de com », pour masquer l’incurie du pouvoir.
Petit rappel : une des premières décisions de la funeste madame Taubira, ministre de la justice, a été… d’annuler , dès 2012, à son arrivée au ministère, le programme en cours de créations de places de prison !

N’en faisant qu’à sa tête, sourde à nos mises en garde, et, ce qui aggrave la situation, avec la bénédiction du président de la République, qui, pourtant, avait, lui aussi, promis de créer des places, elle a barré d’un trait de plume tous les projets engagés avant son arrivée.

Mieux (ou pire….), pour limiter la surpopulation scandaleuse dans nos prisons, et surtout ne pas en endosser la responsabilité, elle a multiplié les peines de substitution, si bien qu’aujourd’hui, la plupart de ceux qui sont condamnés à moins de deux ans fermes (ce n’est pas rien) se promènent dans la nature, par le biais de ces peines de substitution. Bravo.
Sur ce, cerise sur le gâteau, monsieur Valls et son cortège dénoncent le prosélytisme et l’expansion du djihadisme en prison. Comme si c’était nouveau ! Là aussi, des mesures de bon sens ont été demandées, telles que contrôler la présence des téléphones, séparer les fichés S des autres, etc… Rien n’est fait.
La preuve ? Il y a près de deux ans, j’ai posé, à l’assemblée, une question à Mme Taubira sur le problème des téléphones en prison.

J’étais très bien renseigné sur le sujet par des professionnels (des gardiens) déplorant l’absence de contrôles sérieux.

La réponse, pure langue de bois, qui m’a été faite par André Vallini, au nom de madame Taubira, en dit long sur l’efficacité du gouvernement.
https://youtu.be/_KGYoJG7zow

Ne nous faisons aucune illusion : tout cela relève de l’agitation, de la poudre aux yeux, il ne se passera rien pour régler les problèmes des prisons, Hollande et Valls sont, là comme ailleurs, des illusionnistes qui mettent la poussière sous le tapis, en espérant que les Français ne s’en rendront pas compte.

Mai 18

Séquence vigoureuse à l’Assemblée nationale

Ce mardi 17 mai, le gouvernement a été mis sur le gril !
D’abord par Hervé Mariton, député-maire de Crest dans la Drôme. Mon collègue a interpellé vigoureusement la nouvelle ministre de la Culture, madame Azoulay, le Gouvernement et, au-delà, le Président de la République à propos de cette invraisemblable idée de faire venir un rappeur en concert à Verdun, à l’occasion du centenaire de la bataille de Verdun.
Ainsi donc, le dénommé Black M, qui ose utiliser dans ses chansons des termes tels que « youpins » ou « Français peuple de Koufars » (les infidèles pour les fanatiques islamistes tels que Daech) viendrait, à prix d’or (coût du concert : 100 000€), célébrer la plus grande bataille de notre Histoire (300 000 morts).
Il semblerait que les protestations du monde des Anciens Combattants aient quand même été entendues et que le concert soit annulé.
Les explications alambiquées du Premier Ministre n’ont pu masquer le plus inquiétant, à savoir qu’on puisse, au plus haut niveau du pouvoir socialiste, concevoir un tel projet.
Quelle idée insensée !
Ensuite, j’ai pu, un peu plus tard, engager un échange sans concession avec le Premier Ministre à propos de cette idée, tout aussi insensée et malheureusement irrémédiable, de chasser les maires de l’Assemblée nationale.
Les échéances approchent et, dans un an à peu près, il n’y aura plus de députés-maires.
Quelle erreur ! Ils apportaient, par leur proximité avec les citoyens et leur connaissance profonde du quotidien des Français un regard réaliste et une approche sensible dans les débats. Ils seront remplacés par des apparatchiks faisant carrière dans les partis en ignorant tout des préoccupations des Français.
J’en ai profité pour « en remettre une louche » sur les baisses de dotation de l’État aux communes.
Là encore, réponse peu satisfaisante de Valls qui a parlé de nos Primaires pour ne pas avoir à commenter ses propres décisions.

Mar 14

Aller-retour express sur le porte-avions

Ce week-end, dans le cadre de mon mandat de membre de la commission de la défense nationale, je me suis rendu sur le Charles de Gaulle qui est sur le chemin du retour, après 4 mois de mission dans le golfe Persique.
J’ai quitté Paris samedi à 10h, j’y étais de retour dimanche à 18h !
 30 h pour aller au large de la Sicile et revenir.
Voyage assez sportif, en avion militaire et hélicos (NH90 à l’aller, Dauphin au retour)
. Visite très impressionnante, presqu’émouvante, tant l’impression qui se dégage du groupe aéronaval lorsqu’il est déployé (le porte-avions est entouré de 4 frégates et d’un sous-marin qui le protègent) est majestueuse. Surtout lorsqu’on l’observe depuis un hélico.
 Ce déplacement que j’accomplissais avec le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) m’a permis d’évaluer combien le fonctionnement d’un tel ensemble est complexe et exige une précision extrême.
Rien ne peut être laissé au hasard. Que ce soit la quête de renseignements en Irak et en Syrie, voire en Libye, les missions en direction des objectifs définis, la formation des nouveaux pilotes, les vols de jour et de nuit, tout compte. 
L’amiral qui commande le Groupe aéronaval et le commandant (le « pacha ») du porte-avions nous ont fait découvrir tous les rouages de cet extraordinaire équipement. J’ai pu tout visiter : de la chaufferie nucléaire aux cuisines, en passant par le groupe médico-chirurgical, le centre de traitement du renseignement (une photo HD prise à 15 km permet de repérer un 4X4 dans une rue et de compter les hommes qui l’entourent ! )
Le plus impressionnant est d’assister aux catapultages, en étant placé à 10 m environ de l’avion. Quelle puissance ! 
Le plus saisissant est sans conteste les appontages de nuit : dans l’obscurité, on voit juste approcher les feux d’un avion, on entend le grondement des réacteurs et au dernier moment on voit l’appareil arriver à 250 km/h pour se poser dans le noir sur un terrain de tennis… Chapeau.
Ci dessous quelques photos et films.
Au début du film, on voit deux rafales catapultés. Je les filme depuis la passerelle de commandement.
 Ensuite, on voit un Super Etendard dont le catapultage a été interrompu. C’est intéressant car la flottille des Super Etendard va être retirée du service dans quelques jours après 40 ans de bons et loyaux services. L’avion filmé est un des derniers qu’il sera donné de voir sur le pont du Charles de Gaulle.
 Rassurez-vous, il a pu décoller quelques minutes plus tard, mais je n’ai pu filmer son dernier envol.

Nov 26

PEXONNE : l’état renonce

L’affaire de Pexonne, car il faut bien l’appeler ainsi, est exemplaire.

Le rôle des élus locaux, c’est à dire le maire et les conseillers municipaux a été déterminant pour faire comprendre à l’état que la décision technocratique et absurde d’implanter 50 migrants illégaux venant de Calais au centre de découverte de « La Combelle » était inacceptable.

Les mêmes élus ont mené un travail de persuasion digne, sans dérapage. Ils ont démontré ainsi combien notre organisation sociale dans laquelle la commune et ses élus de proximité a un rôle central et efficace.

Le gouvernement socialiste qui n’a de cesse de s’en prendre aux communes rurales (suppression des cantons ruraux, diminution drastique des concours financiers aux communes, regroupements forcés des intercommunalités…) serait bien avisé de se mettre en question.

Ci-joint, mon échange musclé avec Bernard Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur, qui a été maire de Cherbourg et que j’ai volontairement « titillé » pour lui faire dire publiquement (2 millions de téléspectateurs l’ont entendu !) que l’état renonçait à son projet.

Ce qui est dit est dit. Et je suis heureux d’avoir pu donner un coup de main à mes amis de Pexonne qui, je le répète, ont eu un comportement exemplaire.

 

Nov 14

Allocations familiales

Voici la déclaration du Président de l’UNAF lors de l’assemblée générale des Présidents des UDAF :

Nous sommes totalement opposés à la mise sous condition de ressources des allocations familiales et à toute modulation.

Il y a moins d’un an, le Président de la République avait tranché pour le maintien de l’universalité. Il avait ajouté :« chaque famille a les mêmes droits pour les allocations familiales ». A la place, les familles ont été mises à contribution à hauteur de 1,2 milliard d’euros par une 2e baisse du quotient familial.

Depuis 2012, avec les plans d’économies successifs sur la branche famille, ce sont plus que 4 milliards qui ont été demandés aux familles. Elles ont déjà payé !

Aujourd’hui, c’est reparti… Pour l’UNAF, la modulation ou la mise sous conditions de ressources des allocations est impossible :

Impossible car c’est un leurre. On veut enlever à certaines familles, mais sans rien donner de plus aux autres !

Au début, on fait croire que ce sont les plus aisés qui vont payer… après, il suffira de baisser le plafond pour faire davantage d’économie en évinçant encore plus de familles.

Impossible car c’est injuste. Cette mesure porte spécifiquement atteinte aux familles nombreuses alors que leur pouvoir d’achat est déjà amoindri par la charge d’enfants.

Elle porte atteinte à ces familles qui sont les plus contributrices à la solidarité nationale par leurs cotisations et leurs impôts.

Impossible car c’est dangereux. C’est la fin du principe de solidarité horizontale, également applicable à l’assurance maladie, selon lequel on cotise selon ses ressources et l’on reçoit selon ses besoins.

Cette mesure ouvrirait une brèche dans l’ensemble du système de protection sociale, d’abord les allocations familiales et ensuite les remboursements de santé modulables selon les ressources.

Autre injustice, avec l’obligation de partage du congé parental de 12 mois, la plupart des familles ne pourront pas partager, elles vont donc perdre 1 an d’indemnisation : ce sont les plus modestes qui en seront victimes !

Voir video sur le site de l’UNAF :

http://www.unaf.fr/spip.php?article17886)

 

Oct 10

Transition énergétique : un débat idéologique sous influence politique des Verts.

Sans aucune étude d’impact sérieuse, dans la précipitation la plus totale, le Gouvernement veut, en une vingtaine d’heures, faire examiner à l’Assemblée nationale une loi de 64 articles pour laquelle 2 500 amendements ont été présentés par les députés.

C’est insensé, comme il est insensé de vouloir, par idéologie, parce qu’un chiffre absurde a été lancé par François Hollande durant sa campagne électorale (réduire le nucléaire à 50 % de notre production d’électricité) pour séduire les Verts, mettre à mort la filière nucléaire.

Cela, je l’ai exprimé avec force à Ségolène Royal, ce lundi 6 octobre à la tribune de l’Assemblée nationale :

« Le texte que nous examinons présente deux axes forts, mais hélas incompatibles.

Le premier, à savoir : « il faut économiser l’énergie et réduire l’usage des énergies fossiles », peut convenir à tout le monde.

Ainsi, proposez-vous de « décarboner » les transports en promouvant le véhicule électrique. Vous avez raison.
Ainsi proposez-vous également d’améliorer l’isolation des bâtiments. Là encore, vous avez raison.
Fallait-il aller jusqu’à l’obligation de travaux ? Non.

Mais, hormis cette remarque, tout cet ensemble de propositions est cohérent.

L’autre axe dominant ce texte est cette idée, irrationnelle, passionnelle même, de réduire la part de l’électricité d’origine nucléaire à 50 % de notre production.

Cette proposition est insensée, car incompatible :

  •  avec la volonté de diminuer la production de gaz à effet de serre,
  •  avec l’objectif de maintien de notre compétitivité,
  •  avec celui de préservation du pouvoir d’achat des ménages.

Même en 15 ans, on ne peut simultanément réduire le nucléaire et l’émission de CO2 .

Pour vous en convaincre, observez l’exemple allemand.

Alors qu’avec une puissance installée (nucléaire) de 63 Gw, la France produit 75 % de son électricité.

Avec une puissance installée (éolien + photovoltaïque) de 60 Gw, l’Allemagne produit 13 % seulement de son électricité.

Les Allemands n’ont pas le choix, ils doivent faire l’appoint avec des centrales thermiques.

Résultat : aujourd’hui, ils produisent en moyenne 5 fois plus de CO2 par KwH que nous.

En d’autres termes, si vous baissez le nucléaire dans les proportions annoncées, vous aussi devrez faire comme nos voisins et recourir à l’énergie fossile, car le renouvelable ne suffira pas.

Rappelons qu’une centrale thermique c’est 300 000 T de cendres, 8 MT de CO2 et 400 T de métaux lourds, dont 5 T environ d’uranium contenant 35 Kg d’Ur 235.

Une autre désillusion vous attend.

Vous allez devoir créer des installations éoliennes en grande quantité.

Je vous souhaite bonne chance.

Gageons que vous épuiserez assez rapidement les joies de la démocratie participative.

Enfin, il faudrait répondre clairement, dès aujourd’hui, à la question suivante :

Si vous diminuez la production nucléaire du tiers, allez-vous démanteler le tiers des centrales ?

Ou bien les garder toutes, en réduisant d’un tiers la production annuelle de chacune ?

Vous prenez la 1ère option, alors il faudra prévoir 2 Mds par réacteur, vous prenez la seconde, alors, en maintenant le nombre de centrales, vous maintiendrez le risque nucléaire au même niveau, ainsi que les frais fixes. Le prix de revient unitaire de l’électricité nucléaire augmentera donc. Cette augmentation viendra s’ajouter à celle, très élevée, de la CSPE que le développement du photovoltaïque et de l’éolien induiront. Les consommateurs paieront et le chèque énergie n’y suffira pas.

Bref, il faudra choisir : la peste ou le choléra ?

Convenez-en, Madame la Ministre !

Parce que, dans l’enthousiasme d’une campagne, le chiffre magique de 50 % a été prononcé, on s’apprête à démanteler une filière d’excellence, dynamique, exportatrice, participant à notre compétitivité industrielle, alors qu’il faudrait, au contraire, engager cette filière dans une démarche de recherche et développement en matière de sécurité, de nouveaux process, de nouvelles technologies.

Tout cela pour satisfaire un encombrant allié politique qui semble ne pas se contenter d’avoir, avec sa loi ALUR, mis à genoux la filière du bâtiment.

La France ne peut se permettre une telle fantaisie, pas plus qu’elle ne peut renoncer, en matière énergétique, au principe de subsidiarité. Envisager une politique européenne de l’énergie, revient à nous aligner sur le modèle allemand.
On ne saurait l’accepter.
Notre politique énergétique doit rester nationale. »

Load more