Category: Réforme

Jan 14

Loi sur le respect de l’animal en abattoir

Cette loi est passée dans la nuit du jeudi 12 janvier.
C’est un sujet que j’ai beaucoup travaillé.
Il faut en effet résoudre le problème suivant :

des vidéos diffusées sur internet par l’association L214 ont fait scandale, en montrant des images insoutenables, prises dans de petits abattoirs.

Il fallait prendre des décisions pour que ces comportements cruels pour les animaux soient définitivement éliminés de TOUS les abattoirs, du plus petit au plus grand.

J’ai été très actif (et même dur)  dans le débat, lors de l’examen du texte de loi.

Cela a fini par payer !

Nous étions trois, dont les deux vétérinaires de l’assemblée (ma consœur socialiste et moi, LR), à demander fermement l’installation obligatoire de dispositifs de vidéo-enregistrement dans les abattoirs.

Tous les autres députés voulaient « une expérimentation de la vidéosurveillance sur quelques abattoirs ». Cela sentait l’enterrement de première classe…

A force d’argumenter, à trois contre tous, nous avons convaincu nos collègues qui ont fini par voter favorablement (32 pour, 4 contre).

Je suis content de cette victoire.

Nous l’avons acquise parce que nos collègues députés ont bien senti que « nous ne faisions pas de politique », puisque nous sommes dans des camps opposés. Le bon sens et la sincérité l’ont emporté.

Grâce aux enregistrement vidéo, nous pourrons prouver abondamment, en cas d’accusations à grand spectacle que tout se passe très correctement dans nos abattoirs et qu’il ne faut pas généraliser à propos d’un cas. Et bien entendu, lorsqu’il y a une dérive inacceptable, elle pourra être décelée et sanctionnée.

Ce sera une bonne chose pour la filière de l’élevage et pour nos agriculteurs qui étaient injustement discrédités dans ces scandales.

Juil 15

Retour sur l’actualité

En ce 14 juillet, je reprends contact avec vous tous.
J’ai choisi, depuis deux mois, de limiter ma communication pour réagir aux événements avec plus de recul.
cela a un inconvénient : on reparle de sujets qui sont déjà presque du passé, tant une information chasse la précédente de nos préoccupations.
Mais cela a aussi un avantage : celui de revenir calmement sur des sujets importants.
Depuis mon précédent article de mi-juin, je choisis de vous parler de 6 sujets !

 Mais auparavant un petit film sur notre 14 juillet à Lunéville que, selon l’usage, nous avons célébré le 13 au soir, devant plus de 2000 spectateurs.

 Défilé 14 juillet

Les enfants aussi sont porte-drapeaux.

LE BREXIT

Le vote négatif des Anglais, le 23 juin, leur volonté de quitter l’Europe doit, à mon avis, être accueilli comme une chance !

C’est l’occasion de faire changer cette Europe beaucoup trop technocratique, où les administrateurs ont pris le pouvoir. Les responsables politiques ont laissé se dissoudre l’idée européenne du départ. Peu à peu le Marché Commun est  devenu une zone de libre échange, où on entre comme dans un moulin.

De nombreux pans de nos industries, de notre agriculture, soumis à une concurrence déloyale car ne subissant ni les mêmes normes, ni les mêmes charges, ont souffert avant de disparaître.

Cette dégradation est ressentie partout, y compris en France.
En Autriche, en Hongrie, en Pologne, des votes de défiance ont également eu lieu.
À force de tirer la sonnette d’alarme, les peuples finiront, espérons-le, par être entendus.
L’entêtement de l’establishment européen à vouloir suivre sa route sans les écouter nous a mené là.
Tirons-en les conséquences.

Restons vigilants cependant, car les déclarations martiales de notre président et des chefs d’états européens peuvent faire pschitt, comme disait Chirac.

Les Anglais et les fonctionnaires européens peuvent nous emberlificoter pour que rien ne change. Affaire à suivre.

 

SCHWETZINGEN

Quelques jours avant le « BREXIT », j’étais en Allemagne, invité par mon ami, René Pöltl, maire de notre ville jumelle.

Il voulait m’associer à l’inauguration d’un monument à l’amitié entre toutes les villes jumelées avec Schwetzingen.

Outre les maires de deux villes de Bavière, il y avait la maire de Fredericksburg, aux Etats-Unis, le maire de Papa, en Hongrie et le maire de Spoleto en Italie.

Belle idée, Ambiance très amicale.
Nous partageons avec René des idées très voisines.
Je suis frappé à chaque visite de constater combien l’écart de niveau de vie se creuse entre Allemands et Français.

À part cela, comme dit notre président, « cela va mieux ».
Schwetzingen 2 14 juillet Schwetzingen 14 juillet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’équipe municipale en force à Schwetzingen                                                                                                René Pöltl, maire de Schwetzingen

 

INVESTITURE AUX LEGISLATIVES

Clarifions les choses : pourquoi ai-je demandé l’investiture des Républicains aux législatives ?

Parce que je ne baisse pas les bras.
La loi  qui chasse les maires de l’assemblée nationale à partir de 2017, tout en laissant possible d’autres cumuls bien plus important, est absurde.

Ainsi, on pourra être député ET conseiller régional de la région Grand Est (5,5 millions d’habitants) mais pas député ET maire, pas même d’un village de 50 habitants !).
Cela me semble dangereux pour le fonctionnement de notre démocratie.

C’est un coup de plus porté aux communes, alors que les Français sont attachés à la commune, à la relation de proximité avec les maires qui sont à leur côté au quotidien.

Les socialistes, complices d’une administration qui a décidé, une fois pour toutes, qu’il fallait supprimer 90% des communes de France jouent double jeu. Vive la commune disent -ils en l’étranglant doucement mais sûrement.

Décidé à me battre jusqu’au bout pour que les maires puissent continuer de siéger à l’assemblée, je ne baisse pas pavillon et me suis inscrit pour ces élections. Affaire à suivre, là aussi.

LOI CONTRE LA GESTATION POUR AUTRUI ( GPA )

Je viens de vous parler de l’hypocrisie de la majorité. En voici un autre exemple :

La GPA est une horreur. Elle est interdite en France.

Comment un acheteur peut-il payer une femme pour donner naissance à un enfant qu’il emportera ensuite ? C’est ignoble.
Et pourtant, c’est couramment pratiqué aujourd’hui, dans le monde et aussi en Europe.

Les acheteurs peuvent être des couples stériles ou homosexuels.
Presque toujours, les femmes qui acceptent un tel marché n’ont pas le choix. Soit qu’elles sont en détresse financière, soit qu’elles sont forcées par des mafias…  Tout cela est abject !

Indignés, nous avons  proposé une loi pour punir les Français qui, pour contourner l’interdiction, commandent l’enfant dans des pays de l’Est, voire plus loin, en Inde ou dans certaines républiques de Russie et le ramènent en France.

Il faut savoir qu’il y a 2 ans, madame Taubira, alors ministre de la Justice, a pondu une circulaire facilitant ce petit jeu.
La majorité, lors de l’examen du texte, tout en expliquant, comme toujours, la main sur le coeur que ces pratiques étaient inacceptable a cherché à torpiller le texte de loi.
Nous avons réussi à faire échouer cette manoeuvre (cf photo les « contre » la manoeuvre, c’est à dire nous, l’emportent largement).
C’était bien parti . C’était le jeudi 16 juin.

Et bien quelques jours plus tard, à l’occasion du vote final, la majorité a battu le rappel et a finalement réussi à faire capoter notre proposition.
Cela ne les empêche pas de donner des leçons de morale aux Français en permanence.

Pour ma part, j’étais dans les 45 qui avaient contribué à gagner le premier vote.
J’ai ma conscience en paix.

GPA 14 juillet

 

IMPORTANTE SIGNATURE À LUNEVILLE

Nous venons d’obtenir un soutien de poids pour notre ville et, au delà, pour la communauté de communes. Laurent de Gouvion Saint-Cyr et moi-même avons signé avec le préfet et le directeur de la CDC  ( la très importante Caisse des Dépôts et Consignations, banque qui gère tous les avoirs de l’état) une convention dite « démonstrateur 21 ». La CDC  a choisi 10 villes de France, dont Lunéville, pour développer de nouveaux dispositifs de soutien au commerce de centre-ville.
Compte tenu des moyens dont dispose la CDC, le signal est fort et nous permet d’espérer le meilleur pour notre ville.

Voilà typiquement un dossier qu’il est plus facile d’accrocher quand on est député-maire que lorsqu’on est juste maire. À méditer.

CDC

PROPOSITION DE LOI CONTRE LA SOUFFRANCE DES ANIMAUX DANS LES ABATTOIRS.

Il a fallu de la persévérance, mais j’y suis arrivé.
Ma proposition de loi est déposée depuis le 12 juillet sur le bureau de l’assemblée. Plus de 70 députés l’ont cosignée à mes côtés, dont l’autre vétérinaire de l’assemblée nationale, Geneviève Gaillard, députée socialiste de Niort.

C’est très rare d’avoir autant de députés qui s’associent à l’initiative d’un de leur collègue.
Toutefois, le parcours du combattant n’est pas terminé. Il faut attendre la fin de la commission d’enquête sur ce sujet épineux et convaincre la majorité d ‘examiner ce texte. Tenons bon !

Et voilà les sujets dont je voulais vous parler.
Après deux mois d’essais, compte tenu des observations entendues, je vais revenir à un rythme plus fréquent. Il faut placer le curseur au mieux entre commentaires connectés à l’actualité et commentaires après «décantation».

 

 

Mai 18

Séquence vigoureuse à l’Assemblée nationale

Ce mardi 17 mai, le gouvernement a été mis sur le gril !
D’abord par Hervé Mariton, député-maire de Crest dans la Drôme. Mon collègue a interpellé vigoureusement la nouvelle ministre de la Culture, madame Azoulay, le Gouvernement et, au-delà, le Président de la République à propos de cette invraisemblable idée de faire venir un rappeur en concert à Verdun, à l’occasion du centenaire de la bataille de Verdun.
Ainsi donc, le dénommé Black M, qui ose utiliser dans ses chansons des termes tels que « youpins » ou « Français peuple de Koufars » (les infidèles pour les fanatiques islamistes tels que Daech) viendrait, à prix d’or (coût du concert : 100 000€), célébrer la plus grande bataille de notre Histoire (300 000 morts).
Il semblerait que les protestations du monde des Anciens Combattants aient quand même été entendues et que le concert soit annulé.
Les explications alambiquées du Premier Ministre n’ont pu masquer le plus inquiétant, à savoir qu’on puisse, au plus haut niveau du pouvoir socialiste, concevoir un tel projet.
Quelle idée insensée !
Ensuite, j’ai pu, un peu plus tard, engager un échange sans concession avec le Premier Ministre à propos de cette idée, tout aussi insensée et malheureusement irrémédiable, de chasser les maires de l’Assemblée nationale.
Les échéances approchent et, dans un an à peu près, il n’y aura plus de députés-maires.
Quelle erreur ! Ils apportaient, par leur proximité avec les citoyens et leur connaissance profonde du quotidien des Français un regard réaliste et une approche sensible dans les débats. Ils seront remplacés par des apparatchiks faisant carrière dans les partis en ignorant tout des préoccupations des Français.
J’en ai profité pour « en remettre une louche » sur les baisses de dotation de l’État aux communes.
Là encore, réponse peu satisfaisante de Valls qui a parlé de nos Primaires pour ne pas avoir à commenter ses propres décisions.

Août 15

Épinal dépouillée

Les communes et territoires ruraux sont en danger mais il en va de même pour les villes moyennes. L’exemple d’Epinal, dépouillée du siège de la Chambre régionale des Comptes en est une preuve. Voici le communiqué adressé à l’Est Républicain pour protester contre de telles manœuvres. Ce communiqué a, par ailleurs, été repris in extenso dans le magazine « La Semaine ».

En qualité de député-maire d’une ville moyenne, certes plus petite qu’Epinal, mais confrontée aux mêmes problèmes qu’elle, je tiens à apporter un soutien sans réserve à Michel Heinrich, Député-maire de la ville d’Epinal qui se voit dépouillée du siège de la chambre régionale des comptes.

 Circonstance aggravante : il semblerait que la vraie raison de ce coûteux déménagement soit la réticence des magistrats de l’institution à venir travailler à Epinal. Je le crois volontiers. On m’avait avancé ce type d’arguments, il y a 7 ans, lorsque avait été envisagé, un temps, le départ des militaires basés à Lunéville.

 On ne devrait pas entrer dans de telles considérations. Le statut de la fonction publique confère des droits enviés de tous. Qu’il y ait, en contrepartie des devoirs, quoi de plus normal ?

 Nous les élus des villes moyennes et autour d’elles des territoires ruraux ne supportons plus le double langage permanent des responsables politiques et administratifs actuels.

 Officiellement, les seuls objectifs poursuivis, sont, paraît-il, l’équilibre, le développement harmonieux de tous les territoires et les économies de fonctionnement. Fort bien. Mais, en pratique, qu’en est-il au juste ?

 Un peu partout, on tire le rideau dans les villes moyennes dont le rôle est pourtant économiquement majeur dans l’organisation territoriale de la république. On abandonne des locaux et on reconstruit, en beaucoup plus cher, dans une grande ville. Pour faire des économies sans doute ?

 La vraie question est la suivante :

 Notre société va naturellement, spontanément vers une urbanisation croissante. Les grandes villes attirent. C’est un fait.

 Est-ce un bien ? Cela reste à démontrer.

 Le rôle du politique est-il juste d’accompagner, voire d’amplifier cette tendance sans en évaluer les inconvénients et les limites ou bien est-il de réfléchir à une alternative ?

 J’observe que nos deux voisins, l’Allemagne et la Suisse, dont les économies sont particulièrement performantes appuient leur développement sur un réseau d’entreprises moyennes implantées dans des villes moyennes.

 Il y a, là, matière à réfléchir.

 

Juil 30

JUILLET : le gouvernement attaque les communes. 2ème épisode : la baisse de la DGF

Autre pomme de discorde extrêmement grave: La baisse de la DGF (Dotation Globale de Fonctionnement).

Malgré toutes les mises en garde, sourds à tous les avertissements, ne voulant pas voir l’effondrement des investissements locaux, ignorant la détresse des entreprises du bâtiment et des travaux publics, qui, faute de travail, licencient, indifférents à l’angoisse des ouvriers craignant pour leur avenir, HOLLANDE, VALLS et les SOCIALISTES ont décidé de supprimer 30% de cette DGF d’ici 2017.
Après une campagne inique, où les élus locaux ont été présentés comme des irresponsables faisant peu de cas de l’argent public, le gouvernement présente cette mesure comme un partage des efforts entre tous, pour rétablir les finances publiques. Dupés une majorité de nos concitoyens approuvent, sans se rendre compte qu’ils vont être les premières victimes.
Explications:

La DGF n’est pas un cadeau du gouvernement, c’est une facture qu’il doit, chaque année, aux communes, aux départements et aux régions.
Au lieu de payer ce qu’il doit, d’autorité, le gouvernement raye une partie de ladite facture.
Imaginez une entreprise amputant le paiement de ses fournisseurs de 30% !
Immédiatement la confiance disparaît et les fournisseurs s’effondrent.
C’est exactement ce qui est en train de se passer.
Or 30% DE CETTE DGF, CELA REPRÉSENTE A PEU PRES 20 % DE VOS IMPÔTS LOCAUX.
Quand les maires se révoltent, c’est d’abord pour vous.
Quel choix ont-ils?
Soit augmenter les impôts à due concurrence: impensable. En tout cas, je m’y refuse énergiquement.
Pas question d’augmenter vos impôts locaux pour payer la facture à la place de l’Etat, d’autant plus que le Gouvernement a augmenté follement vos impôts depuis 2012 pour financer ses dépenses parmi lesquels se trouvent… ce qu’il doit aux communes !
Autrement dit, monsieur Hollande vous a demandé plus d’ argent pour payer les charges de l’Etat, il ne les paie pas et met les communes dans une impasse dont la sortie serait, pour elles, d’augmenter vos impôts. En droit privé, cela s’appelle une escroquerie.
Bravo et merci messieurs Hollande et Valls.
Soit diminuer les investissements, c’est à dire entretenir moins bien le domaine communal (voiries, bâtiments, etc…); c’est ce qui se passe un peu partout, d’ où la crise dans le BTP.

Les maires sont indignés. D’autant plus que le gouvernement ne diminue même pas ses dépenses des sommes qu’il a retiré aux communes; ce qui est un comble.
En fait, Il utilise cet argent pour augmenter encore et toujours l’assistanat ou financer des mesures inacceptables.

Une importante manifestation nationale organisée par tous les maires de France aura lieu le 19 septembre.
Je serai au premier rang des organisateurs, soyez-en certains !

Juil 30

JUILLET : le gouvernement attaque les communes. 1er épisode : la loi NOTRé

 

JUILLET se termine. Je tiens à vous rendre compte de la situation à propos de deux thèmes extrêmement importants pour votre avenir, qui m’ont largement occupé  durant ce mois.

 La loi Notré (Nouvelle Organisation Territoriale de la publique) suscite de très vives réactions, tout particulièrement des territoires ruraux.

Pourquoi?
Au départ, le gouvernement voulait imposer des inter-communalités comptant au moins
20 000 habitants, pour le motif, aucunement démontré d’ailleurs, qu’en dessous de cette taille, une collectivité n’a pas d’efficacité. Cette vision technocratique, vue de Paris, a eu le don d’exaspérer tous les maires de France. Pourquoi vouloir décider à notre place de la taille de nos regroupements? Pourquoi 20 000 habitants plutôt que 10 000 ou 15 000 ?
20 000 habitants, dans des secteurs ruraux, cela peut représenter 100 ou 150 communes. C’est insensé.

Après des mois d’une bataille très dure, le gouvernement et la majorité socialiste ont partiellement reculé.
Pas assez, à mon avis.
Ils auraient mieux fait d’abandonner leur coûteuse lubie, car, bien loin de favoriser des économies, ces regroupements forcés vont coûter cher.

Donc, au final, le seuil de 20 000 est abandonné. Il sera de 15 000 et de nombreuses exceptions seront possibles.
Selon les estimations de l’AMF (association des maires de France), 54% des collectivités concernées entreront dans le champ des exceptions!
Sans commentaires! Les chiffres parlent d’eux-même. Si la règle pose des problèmes dans plus de la moitié des cas, c’est qu’elle est mauvaise, à l’évidence.

Cette obstination qui est une agression supplémentaire contre les communes est inquiétante pour l’avenir. Il ne fait aucun doute que beaucoup, dans la majorité, veulent remplacer purement et simplement les communes par les communautés de communes.
Ils avancent sournoisement, en crabe et veulent imposer leur point de vue très idéologique.
Ainsi ont-ils, jusqu’au bout, voulu imposer l’élection des conseillers communautaires au suffrage universel direct; ce qui revenait à prendre le risque d’élire des conseillers communautaires qui pouvaient être indépendants, voire hostiles au maire et au conseil de la commune où ils résident. Cela s’appelle réduire à rien la commune, la dissoudre, sans le dire franchement.
Là aussi, ils ont reculé devant la fronde de tous les élus locaux ou presque.
Il n’y aura donc pas d’élection au suffrage universel direct et les conseillers communautaires seront issus des listes ayant remporté les élections dans leur commune. Ouf!
Mais attention, le recul est tactique et ils n’ont renoncé à rien.
Pour ma part, fort de mon expérience, partagée par l’immense majorité des maires et des élus municipaux, je considère que la communauté de communes est un excellent outil dont le rôle est d’être AU SERVICE des communes et non A LA PLACE des communes.
Aussi, quand le vote solennel de cette loi interviendra, en septembre, malgré les reculades socialistes, voterai-je contre.

Je n’ai pas confiance. Et je ne suis pas le seul !

Juil 05

Agriculture et réforme territoriale : tout va mal

Mardi 1er  juillet, j’ai interpellé le ministre de l’agriculture pour l’alerter une fois de plus sur les difficultés vécues en ce moment par les éleveurs. C’est particulièrement inquiétant en Lorraine, zone de polyculture-élevage et dans notre territoire lunévillois en particulier.

Selon les syndicats, 30% des agriculteurs risquent la faillite pure et simple dans les mois à venir si rien n’est fait. Cela est du à la baisse des prix du lait et de la viande. Ils sont si bas que les éleveurs ne peuvent joindre les deux bouts.

La colère gronde, comme on l’a vu lors des manifestations de jeudi, partout en France.

Cela ne semble pas émouvoir monsieur Le Foll qui, une fois de plus a fait une réponse relevant de la communication politique et de la poudre aux yeux.

Il en faudra plus pour ramener la sérénité dans le monde rural. Surtout avec ce qui se prépare en matière de réforme territoriale !

Le monde rural est en crise pour de multiples raisons liées aux réformes improvisées mais imposées par le gouvernement.

Là aussi la colère gronde puisque 16 000 communes ont déjà voté des motions de protestation et des manifestations se préparent pour septembre.

Pourquoi le monde rural a-t’il des raisons de s’inquiéter ?

  1. La réforme des cantons (par exemple, le canton de Baccarat avec 90 communes représente 6 anciens cantons) aboutit à une représentation plus faible des territoires ruraux à l’assemblée départementale (elle est divisée par 3 !) Or, lorsqu’on n’est plus représenté, on ne peut plus faire valoir ses droits. Donc, le risque est grand de voir les moyens dévolus au secteur rural passer au second rang.
  2. Avec la loi NOTRE (nouvelle organisation du territoire de la République), actuellement en débat, le gouvernement accentue ce risque en voulant imposer aux communes rurales de se grouper dans des intercommunalités de 20 000 habitants et plus. La bataille fait rage. Le gouvernement recule pas à pas, multipliant les exceptions, si bien que cela ne ressemble plus à grand chose. Seul le risque demeure. A peine réalisées, les intercommunalités vont devoir encore changer leur périmètre. Tout cela est absurde et doctrinaire . La proposition maintenue, de faire élire les conseillers communautaires au suffrage universel direct, sans rapport avec le élections municipales est une autre agression contre les communes.On voudrait tuer les communes, on ne s’y prendrait pas autrement !

C’est , je crois, ce qui est le plus hypocrite. Tous les socialistes, la main sur le cœur, jurent leur amour éternel aux communes et sournoisement , par une successions de mesures telles que celles décrites ici, ils les étouffent.

Aveuglés par leur doctrine, ils ne regardent pas la réalité et avancent leurs réformes en n’écoutant personne et en sous-évaluant totalement la réaction de révolte qui monte de ses villages.

NB : Ajoutons à tout cela la baisse de 20% de dotation que l’état DOIT aux communes, c’est la cerise sur le gâteau !

Juin 19

La tension monte !

Les jours de juin ont filé vite.

Beaucoup d’événements positifs à Lunéville.
Parmi eux, deux sont notables.

Nous avons eu, le 7 juin, l’ouverture des rencontres équestres au Château de Lunéville, avec un agréable concours d’attelages .

Après plusieurs années de recherches, d’essais et de tâtonnements en matière d’animation estivale, le bon thème a été trouvé.
Parler cheval correspond bien à l’histoire de notre ville, à son passé et à son patrimoine.
Ne pas manquer les 20 et 21 juin, esplanade du Château, Bosquets et Champ de Mars.
Plusieurs dizaines de milliers de visiteurs attendus.
La veille, 6 juin, nous avons vécu, à Marcel Picot, à Tomblaine, une finale haletante de la Coupe de Lorraine entre Jarville et Lunéville !
A l’arrivée, victoire 4-2 de Lunéville, qui remporte, pour la troisième fois, la Coupe de Lorraine.
Très beau match et très belle victoire des hommes de Franco Di Sangro et de l’entraîneur Eric Braun.

En revanche,sur le plan politique, ambiance très différente !
Beaucoup de fébrilité du côté de la majorité, ou, du moins, de ce qu’il en reste.

J’ai noté un contexte difficile à Paris lorsque a été votée, le 4 juin, la loi actualisant la programmation militaire 2014-2019 dans des conditions à mon avis cavalières.
Jugez-en :
Transmission du projet de loi, aux députés,  le vendredi après-midi  précédent la Pentecôte,
avec la date limite du lundi (jour férié) pour rendre la copie et soumettre nos amendements.
Une telle désinvolture vis à vis des députés n’est pas correcte.
Si Hollande, Valls et consorts n’avaient rien à cacher, ils laisseraient place au débat.
Comme ils ont choisi de l’escamoter, on peut en conclure que cette actualisation est fort incomplète
et qu’elle corrige à grand peine les erreurs manifestes du texte initial.
En fait, en faisant voter ce texte, Hollande  fait demi-tour.
faire  voter, en décembre 2013, une loi de programmation qui diminuait excessivement les effectifs était une grave erreur d’appréciation.
Il s’en rend compte, enfin.
Faire et défaire, c’est toujours travailler dit-on…
J’ai néanmoins voté contre ce texte.
Certes, il a le mérite de « diminuer » les suppressions de postes à venir, mais supprimer moins, c’est toujours supprimer.
Et comme  de nouvelles missions qui ne relèvent pas directement  de la Défense (la protection statique de sites à protéger, tels que églises, synagogues, mosquées) sont confiées à nos Armées, il est permis de s’interroger, puisqu’au bilan on aura plus de missions et moins de militaires !
De plus,  les rallonges budgétaires promises, soit 2,8 milliards d’euros, pour faire face à tout cela sont étalées de la façon suivante:
– o euro en 2015,
-de l’ordre de 500 millions en 2016
– tout le reste en 2017 et 2018, c’est à dire APRES les élections présidentielles.

Ce tour de passe-passe ne dupe personne.
Un de plus !
Tout est à l’avenant avec ce président de la République.

Voilà pourquoi j’ai voté contre.

Ensuite, nous avons eu la surprise, mardi16 juin,
d’entendre monsieur Valls déclarer à l’Assemblée qu’il utiliserait l’article 49-3 de la Constitution pour faire adopter la loi Macron.
Cela veut dire : aucun débat, aucune discussion.
Le gouvernement engage sa responsabilité, en imposant un vote direct, sans examen préalable du texte dans l’hémicycle.
S’il n’obtient pas la majorité, le gouvernement saute !
Le Premier Ministrel craint que le texte de monsieur Macron ne soit longuement discuté et critiqué par sa propre majorité.
Ce serait médiatiquement désastreux pour lui.
Avec cette manoeuvre, les frondeurs, nombreux, ne peuvent se permettre de prendre le risque de renverser le gouvernement en votant contre.
Ils vont donc s’abstenir ou voter pour à contrecoeur.
Ambiance…
Comme le résumait un député socialiste:
Le 49-3 après le débat (méthode utilisée en première lecture), c’est « cause toujours »
Le 49-3 avant le débat (méthode proposée ce mardi), c’est ferme ta g…
Si eux-même le disent !

Toujours à Paris, le 17 juin, j’ai visité le salon aéronautique du Bourget, en qualité de commissaire de la Défense nationale.
C’est le plus important salon aéronautique du monde.
Nous avons privilégiés les stands de nos industriels.
Les PDG nous ont accueillis.
Nous avons de solides fleurons industriels: Dassault, Airbus, Safran, Thalés, MBDA, etc…

Pour illustrer cette visite, je vous propose deux vidéos.
L’une présente le drone du futur, qui se prépare pour 2025.
L’autre présente le plus gros moteur d’avion du monde, fabriqué par Safran.
Une partie de ce moteur est fabriquée à Commercy, dans la nouvelle usine qui vient de se créer.
Incontestablement, notre industrie militaire est à un haut niveau.

Je reviens sur notre territoire.
Aujourd’hui, 18 juin, nous vivons le 75ème anniversaire de l’Appel du général De Gaulle.
J’observe que, partout, les élus locaux donnent de plus en plus d’éclat à cette cérémonie.
Ce 18 juin est appelée à être une des grandes dates de l’Histoire de France.
A Lunéville nous faisons oeuvre de pédagogie en centrant la manifestation sur les enfants.
Merci aux enseignants qui nous y aident .

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Enfin, autre cérémonie évoquant de bons souvenirs et puissamment symbolique elle aussi :
la distribution des prix au collège d’Einville.
La direction et le conseil d’administration du collège ont raison de maintenir cette tradition très appréciée des élèves et des familles.
On y distribue des prix pour les résultats et pour le travail.
Les deux sont mis en valeur, et c’est bien, car les élèves ont un égal mérite.
Et le mérite, c’est la République !
Tout comme l’égalité, qu’il ne faut pas confondre avec le nivellement.
N’est-ce-pas madame Vallaud Belkacem, ministre de l’éducation qui réduisez à rien les bourses au mérite, sous prétexte d’égalité ?

remise de prix

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